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« Fabriquer un robot de A À Z, c'est comme un art ! »

D'abord attirée par le secteur de l'événementiel, Mathilde Divard a finalement intégré l'industrie. En tant qu'électrotechnicienne, elle assemble des robots dédiés à la logistique. Un travail qui demande minutie, polyvalence et un certain sens de l'esthétique.

Électrotechnicienne de formation - BEP puis Bac pro en apprentissage -, elle parle de son métier comme d'un art :      « Ce que j'aime, c'est suivre le chariot de A à Z, faire en sorte qu'il soit fonctionnel et esthétique. Je pars d'un certain nombre de pièces et je vois au fur et à mesure le robot prendre forme et fonctionner. C'est un peu mon œuvre. » Tournevis, marteaux et pinces à dénuder sont ses pinceaux. Dans l'atelier de production, qui compte une dizaine d'électrotechniciens, la jeune femme de 26 ans peut opérer aussi bien à la préparation des câbles, à l'assemblage des platines - « le cœur du chariot » - ou au poste électricité-chassis. « Ça varie selon la charge de travail », précise-t-elle.

Électricité, mécanique et design

Depuis deux ans, c'est plutôt cet avant-dernier poste qu'elle occupe : « J'installe la platine avec son écran tactile, le laser qui va guider le chariot, le système de sécurité électrique ou encore le bras automatique qui va sortir la batterie.» Un métier qui touche à la fois à l'électricité, à la mécanique et au design. En se lançant dans l'électrotechnique, Mathilde, qui a toujours été bricoleuse, voulait devenir technicienne son et lumière dans l'événementiel. « J'ai fait une spécialisation pendant un an mais je n'ai pas réussi à trouver un emploi dans ce domaine. » Ce qui ne l'empêche pas d'utiliser son savoir-faire lors d'événements en tant que bénévole. Professionnellement, elle s'oriente alors vers le secteur du bâtiment, puis de l'industrie. « Je suis entrée ici par le biais d'une boîte d'intérim. J'ai été embauchée au bout de trois ans. »

Esprit d'équipe

La technicienne apprécie l'esprit d'équipe qui règne dans l'atelier, les échanges avec le bureau d'études. « C'est un métier où l'on travaille en groupe, pour lequel il faut être minutieux, polyvalent et s'intéresser aux technologies, qui évoluent tout le temps. Ainsi on apprend toujours. » Et si elle souhaite un jour quitter la production, elle pourrait travailler aux essais et à l'étalonnage ou encore devenir technicienne d'intégration sur site, pour paramétrer, chez le client - comme Système U, Ouest-France ou encore L'Oréal -, toute la flotte de robots.

 

Crédit photo : BA Systèmes

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  • 19 mars 2018
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