Actualités - Innovation

Place aux nouveaux bateaux écolos !

Des navires plus sûrs, plus écologiques et truffés d’innovations… C’est l’objectif affiché de la filière nautique française qui développe le concept d’écoconception pour les bâtiments des cinq marines : marchande, défense, pêche, plaisance et scientifique.

L’une des innovations les plus emblématiques du secteur naval est le Sea Orbiter. A la fois « vaisseau d’exploration des océans » et « laboratoire océanographique flottant », il a été conçu par trois Français : l’architecte français Jacques Rougerie, l’océanographe Jacques Piccard et le spationaute Jean-Loup Chrétien. La mission de ce drôle de vaisseau vertical, mesurant 58 mètres de haut dont 31 sous l’eau et construit en aluminium recyclable, est d’explorer la mer en dérivant au gré des courants.

Moins spectaculaire, mais déjà en service, le ferry-boat de Marseille qui traverse le Vieux-Port est un navire écologique électro-solaire propulsé par des moteurs mixtes (batteries rechargeables avec un apport additionnel de panneaux solaires).

Côté voile, le dériveur Open Bic est construit en France en économisant l’énergie : peu d’électricité dépensée, peu de rebuts, peu de pollution (fonctionnement en circuit fermé, aucun rejet de gaz, aucun solvant) et en fin de vie, il est en grande partie recyclable.

Hydrodynamisme avant tout

Les architectes navals conçoivent, pour les navires de pêche et de commerce, des passerelles qui offriront une vision à 360°, réduisant les angles morts. Les ingénieurs cherchent à mieux répartir les masses variables (cuves, viviers et cales à poissons) pour offrir une meilleure stabilité aux navires. En ce qui concerne les coques, des étraves inversées, type drakkar, sont en cours de développement afin d’améliorer les performances hydrodynamiques et la flottaison.

Déjà des navires tractés par des cerfs-volants

Pour la motorisation, la traction par cerf-volant est étudiée au sein du projet Beyond the sea. Les industriels développent des techniques reproductibles et adaptables à tout type de navire. Selon les experts de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la réduction de la consommation des navires, grâce aux cerfs-volants, serait de l’ordre de 20%.

Bientôt des bateaux de pêche à pile !

Autre projet, celui de concevoir un bateau de pêche de 12 mètres propulsé par un système hydrogène-pile à combustible. Le moteur électrique sera alimenté par un générateur hydrogène/pile à combustible et des batteries électriques. Le stockage d’hydrogène sous forme gazeuse (120 kg) se fait par un rack embarqué, pour éviter toute infrastructure lourde portuaire.

Reste encore aux électriciens, électroniciens et mécaniciens à valider que le système est opérationnel dans les conditions réelles de fonctionnement. Et que les performances sont au rendez-vous. Mais le jeu en vaut la chandelle : les objectifs de marché de bateaux équipés d’une propulsion hydrogène-pile à combustible sont d’environ 210 unités par an sur 10 ans (pêche, plaisance et fluvial). Alors, avis aux navigateurs ! Travailler dans les domaines liés à l’écoconception navale, c’est incontestablement parier sur l’innovation et sur l’avenir…

 

Pierre Rahan

© 2014 Les Industries Technologiques – Tous droits réservés

Photos : ©Cyril Perrotte/Design Jean & Frasca/FerryBoat de Marseille,

©Jacques Rougerie/Sea Orbiter, ©Open Bic/Bic Sports

  • 13 Mai 2014
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