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Un métro sans conducteur ultra-moderne en Arabie-Saoudite

Rapide, sans conducteur et capable de recycler une partie de l’énergie produite : ce métro est celui du futur… proche ! Le groupe Alstom entamera prochainement en Arabie-Saoudite la construction d’un métro ultra-moderne, mélange de savoir-faire en automatismes, génie civil ou encore électricité.

Attention à la fermeture automatique des portes… le métro va partir ! Le groupe français Alstom exporte son savoir-faire jusqu’en Arabie-Saoudite. Il fait partie du consortium FAST (the Fracturing, Acidizing, Stimulation Technology), choisi pour concevoir un métro automatique sans conducteur, qui fera voyager les usagers sur trois des six futures lignes de la ville de Riyad.

Le défi est de taille : la population de Riyad ne cesse de croître, et passera de 6 à 8 millions d’habitants d’ici à 2030 ! C’est pourquoi la ville veut s’équiper d’un réseau de six nouvelles lignes automatiques, c’est-à-dire 170 km de métro et 87 stations. Enorme chantier et gros défi en perspective.

Recyclage de l’énergie provoquée au freinage

Pour cela, Alstom fait appel aux technologies les plus avancées. Ingénieurs, techniciens en automatismes, électriciens… c’est en conjuguant leurs expertises qu’ils construisent ce transport dernier cri. Grâce notamment au système HESOP, permettant de consommer moins en recyclant l’énergie engendrée au freinage pour la transformer en électricité.

Ce métro fonctionnera aussi avec le système Urbalis. Cette technologie de communication permet de contrôler la signalisation sur les voies, le mouvement des trains… Objectif : faire circuler plus de rames sur la ligne, à des fréquences et des vitesses plus élevées, et ce en totale sécurité, même sans conducteur. Car la maîtrise de tous ces facteurs réduit l’intervalle entre les trains. Pratique dans une ville où la population ne cesse d’augmenter ! Le contrat remporté par Alstom prévoit par ailleurs la maintenance du système sur une période de dix ans.

Précision et gain de temps

Signalisation, récupération d’énergie et même rails sur lesquels circulera le métro : chaque élément a été étudié pour optimiser le fonctionnement du métro, mais aussi sa construction. Ainsi, pour poser les rails, Alstom utilisera son procédé Appitrack. Il s’agit de deux machines fonctionnant simultanément. Pendant que l’une coule le béton, l’autre pose les traverses. Ainsi, pas besoin de réajustement après la pose, et les équipes gagnent du temps puisque le temps de pose est réduit jusqu’à quatre fois.

Les lignes du futur métro de Riyad seront souterraines, en surface et aériennes. Sur les 64 kilomètres confiés à Alstom, la moitié nécessite la construction de tunnels, et l’autre de viaducs. Et les usagers dans tout cela ? Les rames Metropolis, longues de 36 mètres chacune et large de 2,71 mètres, proposeront plusieurs niveaux de confort afin de s’adapter aussi bien aux familles  qu’aux voyageurs individuels. Premiers voyages prévus en 2018.

 

Pascale Raimbault

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© Design : Avant-Première

 

  • 02 octobre 2013
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