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"J'aime l'esprit d'équipe qui existe sur un chantier naval"

Fraichement titulaire d’un Bac Pro en électrotechnique obtenu par alternance, Jonathan Palamour est désormais électricien de bord au centre DCNS de Lorient. Gros plan sur un job de connexion…

Jonathan Palamour a signé son premier CDI (contrat à durée indéterminée) en août dernier, c'est-à-dire un mois à peine après avoir obtenu une mention Bien à son Bac Pro  électrotechnique. Une fierté pour ce jeune homme de 22 ans, qui travaille désormais en tant qu’électricien de bord chez DCNS sur le site de Lorient (56). Un chantier naval de référence en Europe, au sein duquel il a effectué son apprentissage dans le cadre des Filières du Talent, programme social et citoyen mené par DCNS visant à ouvrir les portes de l’industrie à celles et ceux auxquels elles sont trop souvent fermées.

Jonathan installe, avec ses collègues électriciens, le réseau électrique des frégates multi-missions FREMM, des navires de défense parmi les plus innovants jamais conçus. Douze de ces frégates de nouvelle génération vont être construites à Lorient et livrées entre 2013 et 2022.

J’apprécie la diversité du travail

Jonathan travaille soit de 6h à 13h, soit de 7h30 à 16h30. Après avoir mis son bleu de travail et un casque, récupéré sa sacoche contenant ses outils indispensables et notamment des tournevis, clefs plates et clefs allen, ce jeune électricien prend les consignes et prépare son travail en lien avec Karine Conquer, la chef de chantier. Ensuite, il badge en entrant sur le navire installé en cale sèche. Sa mission consiste alors à installer la totalité du système électrique, selon les cheminements établis par les ingénieurs du navire, Avec 350 km de câbles et 170 000 points de connexion à bord d’une seule FREMM, la réussite de cette tâche dans les délais impartis constitue une véritable prouesse industrielle et technologique.

Ce que Jonathan apprécie le plus, c’est la diversité du travail à accomplir. « Lorsqu’il s’agit d’effectuer un simple bornage, c'est-à-dire un branchement d’un câble à une petite ou à une grosse boîte électrique, mon chef d’équipe n’hésite pas à me confier pleinement la responsabilité de la tâche »

J’aime travailler en équipe

« Nous travaillons à 3 ou 4 électriciens lorsque nous devons installer des câblages de très grosse section qui diffusent de la très haute tension. Comme les câbles sont lourds, il faut absolument être à plusieurs afin de ne pas les abîmer. Et ce qui est sympa, c’est qu’il existe un bon esprit d’équipe. Lorsque l’un d’entre nous a un problème, les autres électriciens prennent le temps de l’aider et de lui donner les explications nécessaires».

Pendant tout son apprentissage, Jonathan a également pu bénéficier de l’aide de Pascal Le Scouarnec, son tuteur. « Il venait régulièrement me voir lorsque j’étais à bord du navire, et cela m’a bien aidé ».

Plus rien ne fonctionne sans électricité

Jonathan a obtenu un Bac Pro en électrotechnique en alternance, après avoir réussi un autre Bac Pro MEI (maintenance des équipements industriels) mention Assez-Bien, mais cette fois-ci en suivant le circuit classique.

Pourquoi avoir changé de parcours ? « Aujourd’hui, on utilise l’électricité pour tout et partout. Sans électricité, on ne fait pas long feu, c’est pour cela que j’ai voulu me spécialiser dans ce secteur  d’avenir».

En alternance, les formateurs nous considèrent comme des collaborateurs en devenir

La formation qu’il a le plus apprécié ? « Celle en alternance », répond Jonathan tout de go, « les apprentis sont plus motivés et les formateurs nous considèrent tout de suite comme des adultes responsables».

« C’est mon frère qui m’avait conseillé de suivre une formation en apprentissage », rajoute ce dernier. « Aujourd’hui, il travaille en tant que technicien de maintenance».

Grâce à mon salaire, j’ai gagné en autonomie

Autre point positif : le fait d’être rémunéré. « Grâce à mon salaire d’apprenti, j’ai pu m’acheter une voiture et gagner en liberté. Comme je suis très sportif, j’ai également pu m’acheter un VTT tout neuf ».

Plus tard, Jonathan aimerait bien évoluer au sein de DCNS et développer ses responsabilités. Son père Patrick y travaille depuis 30 ans et occupe actuellement un poste de technicien de gestion industrielle, c'est-à-dire qu’il ordonnance la production. Nous n’avons plus qu’à lui souhaiter bon vent !

Sophie Lavoix

© 2012 Les Industries Technologiques – Tous droits réservés

 

VIDEO

Lien vers la vidéo Mon métier à venir/Jonathan

 

 

 

  • 21 décembre 2012
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